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30 juillet 2013

10-18/08/13_DNA_Championnats du monde à Moscou

« On va à Moscou !!! » Il était 8h39 hier matin. Le SMS de l’intéressée et surtout cette envie spontanée de partager sa joie bien avant l’officialisation de la sélection traduit toute la satisfaction et le soulagement de Céline Distel-Bonnet.

Elle venait elle-même, tout comme ses coéquipières relayeuses, de recevoir sur son téléphone portable un message de Djamel Boudebibah, le manager des relais : « Vous pouvez apprendre le russe ».

Le relais 4X100m sera donc bien à Moscou et, en son sein, évidemment, la sprinteuse du Pays de Colmar Athlétisme, vice-championne de France 2013, tant en salle sur 60m cet hiver, qu’en plein air, sur 100m, le 13 juillet dernier, à deux petits centièmes de Myriam Soumaré (11” 32 contre 11” 30) et même un centième, si l’on considère les 11” 31, record personnel, de la Savernoise, ce jour-là en série.

« Nous disposons d’un gros potentiel »

Après tout, c’était la moindre des choses. À Monaco le 20 juillet, ce relais avait couru en 43” 36, contre 43” 30 requis par la Fédération. À Londres vendredi, le 43” 46 avait été obtenu dans des conditions rocambolesques.

« Les consignes étaient de prendre des risques », raconte Céline Distel-Bonnet, 3e relayeuse. Au moment du passage de témoin, elle a à peine anticipé mais surtout, Johanna Danois a ralenti en arrivant sur elle. La sprinteuse du PCA a elle-même été contrainte de décélérer, d’où un débours de quelques dixièmes de seconde.

Plus grave, suite à une erreur de la 4e relayeuse brésilienne et un couac de l’organisation, Stella Akakpo attendait Céline dans le couloir d’à-côté. « Avec la Brésilienne, elles ont rechangé de couloir au dernier moment. On a réussi à éviter l’élimination je ne sais trop comment. Cela s’est passé tellement vite. »

Bref, ce relais, néanmoins 8e du bilan mondial, dispose d’une telle marge de progression, avec l’apport à venir de Myriam Soumaré dont la non-sélection n’aurait pas été comprise.

« Ce n’était pas gagné car jusqu’ici, la politique de la Fédération (FFA) était assez tranchante, mais nous disposons d’un gros potentiel, justifie Distel-Bonnet. D’après nos coachs, nous sommes toutes très rapides en relais, nous rentrons dedans à fond. Et d’ici Moscou, nous disposerons d’un stage en commun pour nous améliorer. Ce sera sans doute la semaine prochaine, sur Paris. Avec mon boulot, je vais voir comment je vais pouvoir m’y intégrer. »

Voilà qui récompense en tout cas ce qui ressemble à la meilleure saison de sa carrière. « Je ne sais si c’est le cas, mais c’est vrai que pour la première fois, je suis allée aux championnats de France en ayant conscience de mon potentiel, persuadée que je pouvais y faire quelque chose. J’ai d’autant plus de mérite que je m’entraîne seule. Mais justement, cela me convient. Je gère ma vie plus facilement. »

« C’est la douche froide »

Ce discours, essentiellement positif, elle le tenait hier matin. Avec toutefois une pointe de frustration. « N’oublions pas qu’on s’entraîne avant tout pour réussir en individuel. Or, dans la forme de ce mois de juillet, dans la foulée des « France », je n’ai pu m’aligner en meeting pour tenter d’obtenir les minima en individuel. Il a fallu préparer les relais et s’aligner à Monaco puis Londres pour se qualifier. »

Cette frustration s’est accentuée lorsque la sélection est tombée, en début d’après-midi. Stella Akakpo, championne d’Europe junior en 11” 26 et Myriam Soumaré (11” 30 donc cette année), néanmoins loin des minima (11” 17), y figuraient en individuel.

Soumaré a semble-t-il été repêchée, disons pour l’ensemble de son œuvre. La FFA ne pouvait qu’en faire de même avec Akakpo. Du coup, pourquoi pas Distel ? L’Alsacienne, comme dit, n’a pu défendre ses chances en individuel jusqu’au bout. Par rapport à Soumaré, il ne lui manque qu’un centième et elle a toujours dominé Akakpo en confrontation directe. La sprinteuse du PCA ne s’en cache pas : « C’est la douche froide ». Sans vouloir en dire plus, pour éviter de se mettre en porte-à-faux.

Au courant des tractations en coulisse quant à la composition du relais moscovite à venir, elle sait aussi que rien n’est acquis. « Je vais faire comme toujours. Me donner à fond aux entraînements pour prouver que je mérite ma place. » Deux fois vice-championne de France dans l’année et cela pourrait ne pas suffire automatiquement ? On ose croire que non.

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