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10 juillet 2014

11-13/07/14_DNA_Championnat de France Elite à Reims



Et si, à l’heure des gros titres, le 100m dames supplantait le 100m homme, orphelin de Jimmy Vicaut et donc de son duel avec Christophe Lemaitre ? Car chez les femmes, la lutte s’annonce très chaude. Il y aura du monde au portillon, et même de trop. Les places sur le podium mais aussi en individuel pour les championnats d’Europe sont limitées à trois.

Voilà pourquoi, Céline Distel-Bonnet répète à qui veut l’entendre : « Ce ne sont pas les minima ( 11” 30, NDLR ) qui me font peur. Ce qui compte, ce sera d’être dans les trois à Reims ».

Et vu la densité actuelle du sprint féminin aux abords de son chrono, il est fort probable qu’à la bagarre, le trio de tête de Reims descende sous cette barre. Et la sélection pour Zürich serait toute trouvée.

« J’y vais pour gagner toutes les courses… Oui, on va dire ça comme ça »

En gros, on remet les compteurs à zéro. Ou presque. Car la suprématie de Myriam Soumaré (11”18 cette année) paraît incontestée. En revanche, que Stella Akakpo (11”28), championne d’Europe junior et championne de France en salle (sur 60m) en titre, et Ayoedele Ikuesan (11”32) aient récemment supplanté Céline Distel-Bonnet (11” 37) au bilan, n’émeut guère la sprinteuse du PCA.

« J’y vais pour gagner toutes les courses… Oui, on va dire ça comme ça. » Entre les deux phrases, une légère hésitation. La Savernoise ne veut surtout pas que ses propos soient mal interprétés. Elle n’est en rien présomptueuse. Simplement, elle se présentera en Champagne avec ambition et sans se poser de question.

« Je suis concentrée sur mes objectifs, concentrée sur mes derniers entraînements, histoire de peaufiner les derniers détails, même si tout semble en place. Je ne sais pas quel temps il va faire, dans quel sens ira le vent, mais peu importe. Je viens de m’entraîner sous la pluie ( mardi en fin d’après-midi ) et après tout, c’était bien. J’évite de me fixer des barrières psychologiques. Je ne me focaliserais pas sur le chrono, sur les minima, ni sur les autres. Je serai dans ma bulle, concentrée sur mon couloir. »

Un langage de battante qui sied à la caste des sprinteuses, au sein de laquelle, les confrontations directes lui réussissent plutôt bien. Ce, même si elle respecte énormément celles qui, après tout, partagent avec elle le destin du relais 4X100m français, que l’on espère au sommet, mi-août en Suisse.

Une belle carte sur 200m

« On se connaît bien. On forme un noyau dur dans lequel chacune à sa place. Depuis les mondiaux de Moscou, nous sommes toutes montées d’un cran. » Prise de conscience du potentiel de chacune ? « Pas seulement. Individuellement, on sait toutes que les championnats d’Europe sont plus abordables et on a toutes envie d’en être. »

Samedi après-midi, la pièce en deux actes (séries à 17h10, finale à 18h20) s’annonce passionnante sur la ligne droite. Dimanche (16h15, 18h20), Céline Distel-Bonnet remettra ça sur le demi-tour de piste en compagnie de la Mulhousienne Brigitte Ntiamoah.

À la lecture des bilans, elle émarge même plus loin des prétendantes. Ou plutôt de la prétendante, en l’absence de Soumaré qui en restera au 100m. Jennifer Gallais est la seule à avoir approché les 23” (23”06).

Les autres sont pour l’heure reléguée à six dixièmes et plus.

Sauf que Céline Distel-Bonnet a couru fin juin en 23”37 à Nancy avec à peine trop de vent (+2,1m/s). Juste ce qu’il faut pour confirmer sa forme du moment et permettre d’avancer cachée. Enfin bon, pas tant que ça.

« Je termine première Française, rappelle la Savernoise, devant Jennifer. » Laquelle est prévenue. Et Céline Distel-Bonnet de résumer la situation à sa façon. « 23”30 ( son record, lors des France l’an passé ), c’est ce que je cours de manière basique désormais. J’ai beau ne pas courir beaucoup de 200m, je me rends compte que j’en ai acquis l’expérience. J’ai compris la technique de course, je ne commets plus de faute en sortie de virage. Maintenant, il s’agit de sortir la performance de pointe. »

En d’autres termes, elle dispose des armes pour viser le titre. Accessoirement, on précisera juste que les minima en la matière pour Zürich sont fixés à 22” 95.

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