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15 juillet 2014

11-13/07/14_DNA_Championnat de France Elite à Reims


L’athlétisme alsacien a fait preuve d’opportunisme et a eu de la réussite à Reims. À sa tête, on se montre toutefois réaliste. Pour ne pas rester au stade de l’épiphénomène, il lui faut du volontarisme, du pragmatisme, de l’altruisme… et plus d’infrastructures.


L’Alsace a pétillé à Reims. Quatre titres, deux médailles d’argent, trois de bronze, une 5
e place pour 12 athlètes présents et 13 engagements : c’est du jamais vu. Sur le coup, il y avait de quoi déboucher le champagne comme l’ont fait le président de l’ANA Roland Ponsot, le Savernois Claude Bouton et leur clan après les deux couronnes rouges et blanches glanées par Émilie Tissot et Jérémy Nicollin.

« Il faut s’en réjouir, mais ne pas fanfaronner »

« Je note que nous obtenons des médailles en sprint, en demi-fond, en saut et en lancer, étaye le CTR Jacques Danail. Sans oublier l’absence de Jérôme Haeffler, qui a sa place. Il sera de retour en fin d’année. Je tiens à remercier la Ligue d’Alsace pour son soutien, à travers le club Alsace, la mise à disposition d’un kiné durant tout le week-end, et les entraîneurs, pour avoir permis à leurs athlètes d’être présents le jour J. En prime, nous aurons trois athlètes, je l’espère, avec Distel, Compaoré et Selmouni à Zürich. Et peut-être même quatre. Je reste convaincu que Mélanie Skotnik est capable de gagner 5 cm à la hauteur. »

Des finales européennes ?

Il apporte toutefois une nuance. « Il faut s’en réjouir, mais ne pas fanfaronner », prévient-il.

Des quatre titres, seul celui d’Émilie Tissot, auteur sur 10000m marche d’un véritable exploit dans son contexte, record de France espoir à la clé, ne doit rien à personne.

Être champion de France de javelot à moins de 75m, de la hauteur féminine à 1,85m à peine, du 200m féminin en plus de 24”, n’incite pas à sauter au plafond. Cela n’enlève rien aux mérites de Jérémy Nicollin, senior 1reannée et en pleine progression, de Mélanie Skotnik (S2A), tenace et déterminée, qui s’est offert une oasis rafraîchissante dans sa traversée du désert, et de Céline Distel-Bonnet (PCA), qui a su accumuler les courses, elle, le chrono important peu, sous le déluge de surcroît.

Les deux 100m de la sprinteuse colmarienne, la veille, ont été de niveau européen. Dans un mois à Zürich, elle sera en droit de rêver à une place en finale. Idem pour Sofiane Selmouni (EGMA) sur 800m, si le comité de sélection entérine sa qualification.

Paradoxalement, les médailles de bronze de l’une et de l’autre constituent d’ailleurs les faits marquants du week-end. Plus que les quatre titres.

Un stade couvert plus que jamais légitime

À tête reposée, Jacques Danail part d’un constat : « La plupart des athlètes médaillés ne s’entraînent pas en Alsace, car nous manquons d’infrastructures. Nous prouvons que nous pouvons réussir. J’espère que le projet de salle, que nous attendons depuis si longtemps, va enfin aboutir et je suis persuadé que ce jour-là, nos résultats seront multipliés par deux. Nous en avons grand besoin dans une région où le nombre de licenciés ne cesse d’augmenter. Nous en comptons désormais plus de 6 000. »

Au nom de l’intérêt général

Un autre facteur est évoqué par le président de la Ligue, Jean-Marie Bellicini. « Un athlète n’appartient pas à son entraîneur. On ne peut être compétent dans tous les domaines. De par sa spécificité, rien n’empêche d’entraîner un athlète en lui permettant de rester licencié dans son club. » C’est le cas de Jérémy Nicollin, membre de l’ANA à Saverne, mais façonné par Jacques Danail le Colmarien.

En la matière, le débat est faussé, le lanceur fréquentant le pôle espoir au CREPS de Strasbourg et Jacques Danail, en tant que CTR, étant à la disposition de tout le monde. Mais dans les faits, tel est bien l’exemple à suivre. Comme lors des regroupements de marche ou de lancer, il faut privilégier le collectif au nom de l’intérêt de l’athlétisme alsacien dans son ensemble.

Au passage, Jacques Danail insiste sur le CREPS de Strasbourg. « Il est partie prenante dans trois titres et deux autres médailles. Distel, Nicollin, Skotnik, Ntiamoah s’y entraînent. Son rôle est primordial. C’est pourquoi je m’inquiète pour le sprint alsacien, qui ne pourra plus compter sur Pascal Lacombe à la rentrée. Et Olivier Drentel n’est plus là. »

Tout n’est donc pas rose. « Avec Henrique Guerra ( son collègue CTR, N.D.L.R. ), nous restons lucides. Il s’agit de pérenniser tout ça pour arriver à passer au cap supérieur, celui du haut niveau, qui donne accès aux grands championnats. Jérémy Nicollin a conscience qu’en-dessous de 80m, on ne peut exister au javelot. Mais il n’a que 23 ans. Haeffler a été champion de France 28 ans. »

Après les beaux championnats de France espoirs et nationaux (huit médailles dont quatre en or) à Albi et les superbes championnats de France élite à Reims, les cadets et juniors alsaciens peuvent tirer le feu d’artifice final, le week-end prochain à Valence. Et ils ont de quoi.

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