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26 mai 2015

L’ALSACE_Spehler, pour tout l’or du monde


Ca y est, le grand jour est arrivé. La nuit prochaine, à 3 h 30 tapantes, un coup de pistolet retentira non loin du Lac d’Annecy et marquera la fin d’une attente de presque deux ans, depuis qu’il était officieusement assuré de participer aux Mondiaux 2015 de trail, dont la « Maxi-Race » (85 km, 5200 m de dénivelé positif) servira de cadre ce week-end.

Sébastien Spehler, le petit gars qu’on voyait souvent gambader avec son chien Dino - avec qui il a été sacré… champion du monde de canicross en 2011 -, s’attaque cette fois à la couronne suprême sur l’une des disciplines sportives les plus en vogue, un phénomène de mode même si l’on s’en tient au monde de la course à pied. Depuis trois ans qu’il s’y est sérieusement mis, l’Ammerschwihrien d’origine a progressé à pas de géant. Et, pour la faire courte, en seize sorties officielles depuis le 6 octobre 2013 et son titre de champion de France de trail long, il n’a été battu que… deux fois.

« Pas mal de gens me voient gagner »

Dans l’intervalle, l’Alsacien de 27 ans s’est petit à petit fait un nom dans le microcosme du trail de haut niveau, au point d’être aujourd’hui l’un des rares athlètes semi-professionnels que compte la France. Pour l’intéressé, actuellement en formation à Sélestat et Mulhouse pour devenir coach sportif, ce n’est évidemment pas une fin en soi. Derrière ses résultats épatants, le jeune homme rappelle systématiquement son amour fou pour la nature et son besoin viscéral de se dépenser au grand air, aussi loin que possible du bitume et de ce qui va avec.

Il n’empêche, son talent naturel et ses capacités d’endurance hors normes en font l’un des principaux prétendants au titre mondial ce week-end, dans les Alpes. Et comme le citoyen de Bassemberg ne fait jamais les choses à moitié depuis trois ans qu’il plane sur les chemins escarpés de France et de Navarre, ce n’est pas une mais deux couronnes planétaires qu’il briguera demain en Haute-Savoie.

« Individuellement, je sais qu’il y a pas mal de gens qui me voient gagner, avoue à demi-mot le sociétaire du PCA/CSL Neuf-Brisach, qui fêtera pour l’occasion sa première sélection en Bleu. Après, il y a aussi une carte à jouer pour le titre par équipes. Ne pas monter au minimum sur le podium serait une grosse déception. On sera six en lice, et le résultat des trois meilleurs sera pris en compte pour le classement par nations. Avec entre autres Sylvain Court, Fabien Antolinos ou Patrick Bringer, on a les armes pour faire quelque chose de beau. »

Chassez l’humilité, elle revient au galop. Sébastien Spehler a beau en avoir fait son grand objectif, accepté tous les sacrifices pour l’atteindre, parler de l’or mondial à titre individuel reste un exercice de style pour lui. « Ça va être tendu, on verra bien, soupire-t-il simplement, comme pour évacuer la pression. J’accepte volontiers d’être considéré comme l’un des favoris, parce qu’il vaut mieux ça que le contraire. C’est un petit peu stressant, mais en même temps, je n’ai pas du tout envie de décevoir donc ça garantit au moins que je vais donner mon maximum. »

« Je vais adopter une position d’attente »

Sait-il seulement faire autrement ? Sans doute pas. Avant de s’attaquer à de nouveaux défis, comme les championnats d’Europe de skyrunning le 12 juillet à Val d’Isère ou des distances encore plus longues, comme la CCC (Courmayeux, Champex, Chamonix) le 28 août sur 100 km et la Diagonale des fous le 22 octobre sur 173 km, le coureur haut-rhinois se souviendra donc sans doute demain matin qu’il s’était imposé lors de cette même Maxi-Race l’an passé. « Mais attention, ce ne sera pas la même course du tout. La saison dernière, on avait eu pas mal de brouillard. Là, on ne sait pas trop comment sera la météo, mais ça jouera beaucoup, bien évidemment. La tactique, on verra en fonction de mon état de forme, des aléas de la course. On va courir pendant neuf heures et avec un départ à 3 h 30, on ne sait jamais comment on va être. Je vais sans doute adopter une position d’attente, comme souvent. »

Quant à la concurrence, ne lui en parlez pas, c’est inutile : il n’a pas regardé. « Je ne pense pas non plus être très connu au niveau international » , s’amuse Spehler à ce sujet. Tout juste avance-t-il le nom de l’Espagnol Luis Alberto Hernando, vainqueur de la dernière Transvulcania, début mai en Andalousie, en battant au passage le record d’un certain Kilian Jornet, référence ultime dans le monde de l’ultra-trail. « Après, il y a 39 nations représentées je crois… Le danger peut venir de partout. »

Arrivé frais et dispo, hier à Annecy, après s’être contenté de petits footings ces deux dernières semaines, Sébastien Spehler est fin prêt. Seule anicroche dans ce tableau presque parfait : le ravitaillement en course ne sera cette fois pas assuré par sa compagne Anaïs mais par l’encadrement de l’équipe de France, championnats du monde oblige. « Ça va aller quand même ! » se marre l’Alsacien. Une victoire se joue certes sur des détails, mais pas sur la superstition.


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