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13 octobre 2015

08/11/15_DNA_Bientôt les courses de Colmar

09/11/15_DNA

Les années passent et les Kényans se succèdent au palmarès des Courses DNA de Colmar. Pour la 31e édition, la colonie africaine n’était pourtant pas très étoffée. En effet, seul Robert Kiplimo avait répondu présent, les deux favoris Duncan Kiptanui Kipkurgat et Joseph Mwange Kiilu n’ayant plus donné signe de vie la veille du départ…

Qu’à cela ne tienne, le seul coureur des hauts plateaux présent hier dans le Haut-Rhin a fait honneur à son statut. Dès le premier kilomètre, parcouru en 2’43, Kiplimo a donné le tempo d’une course qu’il a menée de bout en bout. S’il a rapidement ralenti l’allure – il était encore dans le coup à la fin de la première boucle pour chercher le record de son compatriote Titus Kirwa Komen (29’03) établi l’an dernier –, le licencié à l’Athletic Club Salonais s’est néanmoins imposé facilement dans le centre-ville colmarien.

Da Silva pas à pas

« Il y avait beaucoup de monde sur la route, surtout lors du deuxième tour (il a rattrapé les premiers retardataires à mi-course, ndlr). Mais mon temps n’est pas trop mauvais », a déclaré le vainqueur en 30’56, à dix secondes de son record établi en octobre à Avignon. « Je vais maintenant basculer sur le cross-country. Et participer à de nombreuses courses avant de repartir au Kenya, en juin prochain. »

Derrière l’intouchable fondeur, la voie était libre pour aller chercher une place sur le podium. Parti sur des bases élevées, Grégory Schmitt (AC Huningue) a finalement dû se résoudre à laisser passer Anthony Da Silva. Le Frontalier a tout de même pris la 3e place (31’39).

Quant au Strasbourgeois, il ne pouvait espérer meilleure performance. « Il n’y avait qu’un Kényan, alors il fallait en profiter. C’est parti un peu vite, mais je me suis accroché car je savais que la deuxième place était jouable, a précisé le coureur de l’ASL Robertsau, relégué à 23 secondes de la tête. L’an dernier, j’étais dans une superbe forme à cette période de l’année. Là, je reviens petit à petit. »

Une tendinite est venue couper son élan en septembre. Et après trois semaines de compétition, Da Silva a déjà pu constater quelques progrès, abaissant notamment d’une trentaine de secondes son chrono réalisé récemment à Mulhouse, où Gregory Schmitt avait d’ailleurs pris le meilleur sur lui.

« Je me suis inscrit au 10 kilomètres de Nice (le 10 janvier). J’espère que j’aurai retrouvé du rythme d’ici là. Avant ça, je vais lancer ma saison de cross. »

Chez les dames, les deux Kényanes ont logiquement, elles aussi, terminé aux deux premières places. Malgré les pavés, qu’elle n’apprécie guère, Mercyline Jeronoh (ASPTT Annecy) a claqué un respectable 34’53. Emily Jepkoech (AC Salonais) est arrivée 42 secondes plus tard. Quant à Vanessa Ouar, la Colmarienne, troisième en 36’30, elle a été exacte au rendez-vous sur ses terres.

Darcia Noguera, chef à domicile

Sur le 5 km, Guewen Garcia Noguera (PCA) s’est imposé malgré une mésaventure au départ. « Quelqu’un a pris appui sur moi et m’a arraché le dossard », a expliqué, une fois la course terminée, le gendarme colmarien. C’est donc sans son numéro et sa puce, outil essentiel pour déterminer son temps avec précision, que le récent lauréat du marathon de Colmar a franchi la ligne d’arrivée. Après quelques minutes de flottement, son chrono (15’32) a finalement été validé. « J’avais besoin de retrouver de la vitesse après le marathon. Avec les différentes relances, ce n’était pas facile. »

Fabrice Widmer (Rixheim) et Joël Loos (Avenheim) complètent le podium, respectivement en 15’44 et 15’48. Sur la course féminine, la locale Justine Schutz a été la plus rapide (18’41). Elle devance le duo du Vendenheim Athlé Amélie Mettler (18’55) – Elise Pollini (19’17).

Les jeunes entrent dans la courses

A l’heure où certains font encore la grasse matinée, d’autres avalent déjà des kilomètres de bitume. Sur un circuit décomposé en trois boucles, en plein cœur de la cité de Bartholdi.

Là, les ruelles grouillent de monde. C’est l’effervescence des grands jours. Le long des trottoirs, derrière les barrières, supporters, familles et amis se pressent et donnent de la voix. Tous sont venus encourager les coureurs : amis, parents et puis tous les autres, aussi.

Outre les 10 et 5 km, respectivement remportés par Robert Kiplimo et Guewen Garcia Noguera (voir en pages Sport), cette 31e édition des courses DNA de Colmar proposait également des épreuves "poussins" pour les enfants nés à partir de 2009. De 1, 1,5 et 2 km.

De petites distances mais déjà le désir de se surpasser pour certains participants. Et surtout l’envie de bien faire, sous les yeux attendris des centaines de spectateurs rassemblés sur le pavé.

Déjà très « pro », Aymeric reconnaît être parti « un petit peu trop vite » sur le parcours de 1 km. Un brin déçu, il estime néanmoins que la course s’est « relativement bien passée ».

Déçu, il manque le podium mais s’offre tout de même une encourageante quatrième place.

La course à pied, une affaire de famille

La course à pied, c’est aussi, le plus souvent, une histoire de famille. Un papa ou une maman qui court. Et très vite, une passion qui se transmet, se partage. Même entre frère et sœur. À l’instar de Yannis et Naomie, âgés de 9 et 12 ans.

Tous les deux satisfaits de leurs performances, ils regrettent de pas avoir pu s’encourager lorsqu’ils couraient. Et pour cause, tandis que Yannis achevait le 1,5 km, sa grande sœur était sur la ligne de départ, boulevard du Champ-de-Mars, pour le 2 km. Mais pour l’un comme pour l’autre, pas de stress.

Lorsqu’on les interroge sur leur préparation physique, ils répondent avec humour, « on ne s’entraîne pas ». Chez eux, l’art de courir est inné. Tout comme le maniement du diabolo, avec lequel Yannis s’amuse, post-course. Un moment de détente bien mérité après tant d’efforts.

Un peu plus loin, un groupe de jeunes filles rigolent. Reconnaissables à leur maillot vert, ils sont près d’une vingtaine d’élèves du collège d’Orbey à être venus à Colmar. Sur une idée originale de leur professeur d’EPS le bien nommé M. Maillot. L’objectif : « Être ensemble » expliquent les collégiens, qui ont trouvé le macadam « pas très confortable ». Mais il en fallait plus pour les priver de leur sourire...

09/11/15_L’ALSACE_ Kiplimo au-dessus du lot à Colmar


Le seul coureur kényan au départ du 10 km des 31es Courses de Colmar hier, Robert Kiplimo (30’56’’), a eu raison d’un Anthony Da Silva (ASL Robertsau) particulièrement accrocheur (31’19’’). Un joli duel pour une magnifique journée, marquée par une participation record avec quelque 2500 coureurs inscrits aux différentes épreuves.


À défaut de trio - Kipkurgat Kiptanui et Mwange Kiilu ne sont finalement pas venus en Alsace ce week-end -, les coureurs des hauts plateaux n’étaient représentés que par Robert Kiplimo, licencié à l’AC Salonais, hier matin, au départ du 10 km des Courses de Colmar. Mais cette unique présence a suffi à dompter la meute de 1400 concurrents emmenée par le Robertsauvien Anthony Da Silva (ASLR) et le Leymenois Grégory Schmitt (AC Huningue), particulièrement mordants ce dimanche dans le magnifique cadre de la cité de Bartholdi.

Le début des hostilités a même esquissé le scénario idéal de la chute du magnifique record de l’an dernier (29’03’’ pour le Kényan Titus Komen), quand le futur lauréat a parcouru le premier kilomètre en 2’40’’, puis les deux suivants en 3’ et 3’11’’. Derrière, Schmitt et Da Silva s’accrochaient comme ils le pouvaient, respectivement à 20 et 30 secondes.

Da Silva désenfle la polémique

Mais la cadence ralentissait assez logiquement par la suite, comme le confirmait Anthony Da Silva après coup. « Quand j’ai vu qu’il n’y avait qu’un Kényan au départ, j’ai tout mis en œuvre pour rester dans le sillage de Grégory Schmitt qui m’avait battu lors du dernier 10 km de Peugeot Mulhouse (Ndlr : 31’45’’ contre 31’52’’ le 18 octobre), explique le protégé de Fernand Kolbeck. J’espérais ainsi accrocher le podium, mais l’allure initiale était bien trop rapide. »

Classé 4e l’an passé à Colmar avec un nouveau record personnel à la clé (30’27’’), le Bas-Rhinois faisait mieux que se défendre et devançait même son rival haut-rhinois de 20 secondes pour s’offrir la 2e place devant le Koifhus, grâce à un final de toute beauté (31’19’’ contre 31’39’’). De son côté, Robert Kiplimo, certes vainqueur sans vraiment trembler en 30’56’’, n’aura jamais vraiment réussi à décramponner les deux effrontés alsaciens.

Quant aux commentaires de quelques concurrents qui voyaient dans le nombre croissant de participants une gêne pour leur quête d’un bon chrono, Anthony Da Silva les balayait d’un revers de la main sitôt la ligne d’arrivée franchie. « C’est ici que j’ai réalisé ma meilleure performance personnelle l’an dernier (30’27’’, donc), rappelait-il. Cette année encore, je n’ai pas été gêné, au contraire. C’est ma longue indisponibilité (Ndlr : une blessure au tendon notamment) qui m’a quelque peu ralenti. »

Loin de ces considérations, le lauréat de cette édition historique - 2514 concurrents au départ des cinq épreuves - va retourner sur ses « terres provisoires » basées à Salon de Provence avant de rejoindre son Kenya natal. « Après mon record établi à Avignon en septembre dernier (30’40’’) , je vais maintenant faire quelques cross avant de rentrer au pays, indique Robert Kiplimo. J’ai beaucoup aimé cette course, qui s’est disputée dans une belle ambiance. » Nul doute que ses compatriotes féminines, Mercilyne Jeronoh (Asptt Annecy), facilement couronnée sur ce même 10 km en 34’53’’ devant Emily Jepkoech (AC Salonais, 35’51’’), l’ont également appréciée. Dauphine de Béatrice Cherono l’an passé, la Colmarienne Vanessa Ouar (CAC’10) a cette fois terminé à une très belle 3e place en un chrono éminemment respectable (36’30’’).

Le gendarme… dépouillé

Sur l’épreuve de 5 km, dont le départ a été donné une heure plus tard, à 11 h, l’enfant du pays Justine Stutz (PCA), encore junior, a mis tout le monde d’accord du côté des dames en battant son record personnel en 18’41’’. Chez les messieurs, le premier arrivé, Guewen Garcia Noguera, gendarme dans le civil, a fini… sans son dossard. « Dans la bousculade du départ, un concurrent me l’a arraché bien involontairement » , a expliqué le néo-licencié du Pays de Colmar Athlé organisateur.

Les choses sont néanmoins rentrées dans l’ordre assez vite, le lauréat du 1er marathon de Colmar le 13 septembre dernier étant bien crédité du meilleur chrono du jour en 15’32’’, devant le Rixheimois Fabrice Widmer (15’44’’) et l’Avenheimois Joël Loos (15’48’’). À présent, il ne lui reste plus qu’à défendre son titre en cross corporatif, dont la saison débute le 21 novembre prochain, à Stosswihr.


08/11/15_L’ALSACE_Des Kényans… et les autres


Anthony Da Silva avait terminé 4 e du 10 km de Colmar l’an dernier, avec un nouveau record à la clé (30’27’’). Archive L’Alsace/Vanessa Meyer

A priori, le retentissant record établi l’an dernier par le Kenyan Titus Komen (29’03’’) ne risque pas grand-chose. Mais ça ne veut pas dire que le 10 km des Courses de Colmar, complet depuis lundi (1200 inscrits), manquera d’intérêt dimanche (10 h), d’autant que des compatriotes du tenant du titre seront une nouvelle fois au départ de ce qu’on appelle désormais le « Mémorial Luc Marlier ».

Ainsi, le grand favori cette année s’appelle Kipkurgat Kiptanui. Celui-ci a déjà couru sur 10 km en 29’10’’ (en 2011) et plus récemment un semi-marathon en 1h05’28’’, début octobre, à Nancy (2e ). Le coureur des hauts plateaux sera accompagné par un autre Kenyan, Mwange Kiilu, 4e de ce même semi nancéien en 1h08’42’’, mais aux références moins pompeuses sur 10 bornes.

Derrière ces deux hommes, le peloton alsacien sera fourni, mais pas spécialement en têtes d’affiche. Heureusement, le plus rapide d’entre eux en 2014, Anthony Da Silva, sera bien là. C’est d’ailleurs sur ce même parcours dessiné entre le Boulevard du Champ de Mars et le Koifhus que le Robertsauvien avait battu son record personnel l’an dernier (30’27’’). « Je suis pas encore au top, donc faire moins de 31’30’’ serait déjà bien, estime le sociétaire de l’ASLR, dont la saison 2015 a été rythmée par les blessures. L’objectif, c’est de retrouver mon niveau pour la Prom’Classic de Nice le 10 janvier. En espérant ne pas avoir d’autres soucis d’ici là, sachant que ma tendinite au tendon d’Achille n’est pas totalement partie. » Da Silva aura à ses côtés quelques valeurs sûres du plateau régional : Nabil Nadi (S2A), Joseph Schiro et Emmanuel Legrand (EHA), Bastien Cligny (ACCA) ou encore Nicolas Meunier (EGMA).

Chez les dames, les données sont encore plus simples : ce sera Gladys Kipsoi contre le reste du monde. Grande habituée des courses sur route en France, la Kenyane de 29 ans a encore couru le 10 km de la Corrida de Langueux en 33’18’’ en juin et est déjà descendue sous les 33 minutes sur la distance, à Strasbourg notamment (32’56’’ en 2012). Derrière elle, la Colmarienne Vanessa Ouar (CAC’10) semble la mieux placée pour faire aussi bien que l’an dernier, à savoir 2e (en 36’11’’). Les débats s’annoncent en revanche beaucoup plus ouverts sur 5 km (départ à 11 h).

Au total, courses de jeunes comprises, plus de 2500 coureurs sont espérés dimanche, ce qui constituerait un nouveau record de participation.

BON À SAVOIR Distribution des dossards demain de 16 h à 18 h et dimanche à partir de 8 h au centre sportif de la Montagne Verte à Colmar. Pas d’inscription sur place.

08/11/15_DNA_Bientôt les courses de Colmar

Deux mois après le marathon, les coureurs vont réinvestir le centre de Colmar. Ce sera le dimanche 8 novembre, sur des parcours de 5 ou 10 km. Le point avec Jean-Pierre Hoerner, président de l’entente SR Colmar AC, qui organise ces « courses DNA ».


– Les courses. « Le 10 kilomètres est une épreuve cotée, mesurée, qui a un label national, donc qualificatif au championnat de France », explique Jean-Pierre Hoerner. Elle attire différentes catégories de coureurs : « Les athlètes qui viennent faire un temps – un record, un minima qualificatif pour les championnats de France. Et puis tous ceux qui ont plaisir à courir ou qui ont des objectifs, comme faire moins de 40 minutes… »

Le “5” est une course plus « loisirs » : pas de remise de récompense, pas de prime, pas de classement individuel hormis un challenge de l’office municipal des sports entre les différentes associations colmariennes. Sans oublier le volant solidaire : « On reverse un euro par participant à l’association Au cœur des rêves. »

– Le parcours : trois (pour le 10) et deux (pour le 5) boucles dans le centre historique de Colmar. Un parcours très « ludique », selon le président du club, qui permet de se lancer des petits challenges. « Les gens, même parmi les meilleurs, me disent qu’ils aiment bien courir à Colmar : certains repèrent un coureur devant eux et se disent : « Avant le prochain virage, je veux le dépasser. » Pour Jean-Pierre Hoerner, le temps peut paraître moins long en ville : « Le 1ertour, on se laisse embarquer, le 2e on en bave un peu, le 3e , on se dit : c’est le dernier, et on arrive au bout. Dans la tête, je pense que c’est plus facile. »

– Les inscrits. Sur le 10, « nous arrêtons à 1 200 ». À un mois de la course, 200 à 250 coureurs sont engagés et Jean-Pierre Hoerner pense que comme les années précédentes, la course phare fera le plein : « L’année dernière, on a refusé du monde. Et l’année d’avant aussi. On n’avait plus de puces, plus de dossards ! » Sur le 5, en revanche, les inscriptions ne sont pas limitées.

– Un effet marathon ? Le premier marathon de Colmar a suscité un énorme engouement. A-t-il incité les Colmariens (et les autres) à rechausser leurs baskets ? « Le marathon a fait courir beaucoup de gens », reconnaît Jean-Pierre Hoerner. Tout en rappelant que dans la région, « on a toujours couru et on court toujours ! » « Par contre, le type de course a changé », souligne-t-il. Aujourd’hui, la mode est au trail, aux courses nature : « Ça marche bien parce que c’est ludique de courir en montagne. »

– S’entraîner pour le 10 : « Sur 10 km, on a besoin de moins de longues sorties (que pour un marathon par exemple), mais il faut faire un peu de rythme. Par exemple, sur un tour du parcours Vita, on fait 500 mètres soutenus, et le reste du tour un peu plus ‘‘cool’’ ». Une formule qui peut séduire même les amateurs de courses longues, selon lui : « D’un côté on court entre 8 et 10 km/h alors que là, les gens courent à 12 à l’heure en moyenne ; ça permet de varier ! »

– Depuis 1984 : « On a commencé en 1984, avec du 25 km. Le format est passé du 25 au semi (21,1), puis on a arrêté car il n’y avait plus grand monde qui participait. L’organisation n’était pas évidente. Entre-temps on avait lancé le 10 km (en 1991) qui avait pris plus d’importance. »

74 ans et toujours partant


La Vigneronne, le semi-marathon du 13 septembre, le trail de Mulhouse… À 74 ans, rien n’arrête François Ginglinger, natif d’Eguisheim. Il sera une nouvelle fois au départ des 10 km de Colmar, le 8 novembre.

Il a regardé sur la liste des inscrits : de tous les participants au semi-marathon du mois dernier, François Ginglinger était le seul « V4 » - pour « vétéran 4 » -. Autant dire le plus âgé. Ce qui ne l’a pas empêché de s’en tirer avec les honneurs. L’ancien pharmacien a franchi la ligne d’arrivée en 2 h 12, devant quelque 200 coureurs (pour 1 163 classés) : « Un résultat honnête », sourit-il.

À 74 ans, le natif d’Eguisheim ne songe pas une seconde à raccrocher ses baskets : « Pour moi, c’est une bonne hygiène », résume-t-il. Le rencontrer suffit à s’en persuader, et ce ne sont pas ses concurrents qui diront le contraire. Sur la ligne de départ, les autres coureurs sont souvent étonnés quand il décline son âge : « Je me rends compte que le sport m’a beaucoup aidé », concède François Ginglinger.

Un sport qu’il a pourtant (re) découvert sur le tard. Petit, à Eguisheim, il joue au basket avec l’avant-garde du Rhin. Quand le terrain devient impraticable, l’hiver, on emmène les enfants faire des cross, où le jeune François croise un certain Jean Ritzenthaler – récemment décédé –, il deviendra un grand nom de l’athlétisme alsacien.

Puis vient l’âge adulte. François Ginglinger se marie, a des enfants, ouvre une pharmacie. Plus de temps pour le cross, ni pour le basket : « Ça ne m’a pas manqué, j’avais d’autres chats à fouetter. » Jusqu’en 1989. Pourquoi 1989 ? « Je ne sais pas, ça m’a pris comme ça. J’ai dû voir quelques articles dans des journaux. Et puis j’avais des bons souvenirs en tant que gamin. »

« Les gars de V4, on se connaît, on se surveille »

François Ginglinger a 48 ans quand il s’inscrit à sa première course : un 20 kilomètres à la base de Meyenheim. Sans beaucoup d’entraînement, il termine en 1h53’. Le virus l’a pris. Il prend une licence à l’ACE (Athlétisme Cernay et environs), club qui fait partie aujourd’hui de l’EHA (Entente Haute-Alsace) et dont il est toujours membre. Rien que cette première année, il court 241 kilomètres, en terminant par le marathon de New York – en 4 h 05.

Marathon de Neuf-Brisach, marathon des Crêtes, 10 km de Soultz, ceux de Colmar… L’ancien habitant d’Eguisheim fait une vingtaine de courses par an. Chez lui, à Steinbach, il a noté sur des feuilles volantes à petits carreaux toutes les distances, tous ses résultats.

À Colmar, le 8 novembre, il retrouvera sans doute sur le parcours d’autres « V4 », tous ces coureurs qui ont dépassé les 70 ans. Dans le Haut-Rhin, ils sont une dizaine, estime François Ginglinger. Un petit groupe qui n’a perdu ni le goût de l’effort, ni celui de la compétition : « Les gars de V4, on se connaît, on se surveille, s’amuse le septuagénaire. Mais l’ordre est établi, on sait qui sont les meilleurs… »

Bien sûr, aucun ne bat plus ses records de jeunesse. Mais l’important est ailleurs : « On est moins performant, mais du point de vue de la course, on a les mêmes sensations, le même plaisir », explique François Ginglinger. Un plaisir encore renforcé pour lui, depuis qu’une de ses petites-filles s’est également mise à la course. Elle sera d’ailleurs à ses côtés, dimanche, à l’occasion du trail de Mulhouse.

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